L’ex-propriétaire du White Star Bruxelles assigne l’Etat belge
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Photo : Le Lardic

L’Echo | 10 mai 2019

L’ex-propriétaire du White Star Bruxelles assigne l’Etat belge

Djamel Ben Fehra entend réclamer au moins 5 millions d’euros devant une cour d’arbitrage internationale pour contester l’action de la commune de Molenbeek-Saint-Jean et de l’Autorité de la concurrence.

Djamel Ben Ferha, l’homme qui souhaitait réformer le club de football du White Star Woluwe, devenu White Star Bruxelles, et en faire un pensionnaire de la ProLeague, a décidé d’assigner l’Etat belge devant une cour d’arbitrage internationale. Selon nos informations, il s’agit très certainement du Centre international pour le règlement des différents relatifs (Cirdi), organisme sous l’égide de la Banque mondiale et basé à Washington.

Le montant réclamé n’est pas encore précisé ; il sera d’au moins 5 millions d’euros, soit la somme investie par Djamel Ben Ferha. Il sera additionné d’une estimation du manque à gagner que le White Star Bruxelles aurait pu réaliser en tant que club de première division.

Contacté, Djamel Ben Ferha n’a pas souhaité faire de commentaires. Mais il reproche à l’Etat belge de n’avoir pas respecté l’accord de protection des investissements signé entre la Belgique et l’Algérie en 1991.

Embrouilles de stade

L’investisseur adossé à une société de Dubai reproche ainsi à l’Etat son attitude dans la brouille qui a opposé le White Star au RWD Molenbeek, au sujet de l’occupation du stade Edmond Machtens. La bourgmestre de l’époque, Françoise Schepmans (MR), avait tranché en confiant le stade au RWDM. Il conteste aussi la décision de l’Autorité de la concurrence, qui a appuyé le refus de licence infligé au club par la commission des licences, entraînant sa rétrogradation en troisième division alors qu’il allait accéder à la première division grâce à ses résultats obtenus sur le terrain lors de la saison 2015-2016. Cette décision était tombée au mois de mai alors que la saison suivante commençait en juillet, ne laissant aucun temps au club pour se retourner.

Asphyxié financièrement après la perte d’importants droits télévisés, sans ressources issues des places payantes des spectateurs, le club a rapidement jeté l’éponge en septembre 2017. En résumé, l’ex-propriétaire accuse la Belgique de ne pas l’avoir protégé face à un traitement inégalitaire vis-à-vis d’autres clubs. Et d’avoir contribué à lui faire perdre tous ses investissements.

source: L’Echo